Le syndrome des ovaires micropolykystiques (SOPK) est l’endocrinopathie féminine la plus fréquente associant infertilité, troubles du cycle (spanioménorrhées) , hirsutisme et obésité.
La résection cunéiforme des ovaires par laparotomie fut la première réponse thérapeutique à ce syndrome permettant d’obtenir 80 % d’ovulation avec un taux de conception voisin de 60 %
Cette technique fut abandonnée car outre la laparotomie avec un risque élevé d’adhérences post opératoires (70 %) entraînant une stérilité mécanique associée à des algies pelviennes chroniques , l’apparition de traitement médicaux (citrate de clomiphène) ont permis d’observer un taux de grossesse voisin de 50 %.
En cas de résistance au citrate de clomiphène les gonadotrophines sont devenues un traitement de seconde intention bien établi du SOPK.
C’est dans ce concept que la chirurgie ovarienne coelioscopique a été remise en actualité.
Principes du drilling ovarien .
La microperforation ovarienne par une pointe monopolaire entraîne une hypervascularisation et une diminution des corticales ovariennes responsables
- d’effets bénéfiques sur la cinétique hormonale
- diminution rapide et stable du taux de LH sans variation du taux de FSH normalisation rapide et stable du taux des androgènes
- Nette amélioration du taux spontané d’ovulation
70 % d’ovulation avec 55 % de grossesses
Avantages du drilling ovarien
Diminution du risque d’adhérences post opératoires
De 80 % si laparotomie à 20 % si coelioscopie
Résultats égaux ou supérieurs à ceux obtenus si utilisation de gonadotrophines
- Les taux d’ovulation (70 %) et de grossesse 50 %) sont comparables aux taux retrouvés en cas d’utilisation de FSH pure
- Le taux d’avortement précoce (18 %) est inférieur à celui obtenu si utilisation de FSH pure
- Suppression du risque d’hyperstimulation
- Stabilisation des résultats à long terme
- Moins de 5 % de cycles anovulatoires après un an.