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Film Coelioscopie opératoire > Lymphadénectomie ilio obturatrice coelioscopie chez l'obèse

     
     
Lymphadénectomie ilio obturatrice coelioscopie chez l'obèse
 

La prévalence de l’obésité ne cesse d’augmenter dans la population générale durant ces dernières décennies. Selon l’OMS, elle est définie par un indice de masse corporelle (IMC) égal ou supérieur à 30 (modérée entre 30 et 35, sévère entre 35 et 40 et morbide au-delà).

Or, elle constitue un facteur de risque reconnu de cancer de l’endomètre . Il s’agit d’un cancer œstrogénodépendant, dont le risque est proportionnel à l’excès de poids du fait d’une sécrétion accrue d’œstrogènes par l’organisme des patientes obèses ;75 % de ces cancers sont découverts au stade I et 60 % des patientes ont un IMC supérieur à 30 .

Le traitement de ces stades précoces de cancer de l’endomètre est au minimum chirurgical : il repose sur une hystérectomie totale associée à une annexectomie bilatérale et à une lymphadénectomie pelvienne bilatérale. Radiothérapie externe et curiethérapie adjuvantes le complètent éventuellement en fonction des éléments anatomopathologiques.

Classiquement, le temps chirurgical initial est réalisé par laparotomie. Il existe cependant une alternative à cette voie d’abord : il s’agit de la voie cœlioscopique qui permet l’exploration de la cavité péritonéale, la réalisation de la lymphadénectomie pelvienne et, de l’hystérectomie avec annexectomie.

Plusieurs séries publiées ont confirmé que la laparoscopie est une alternative pertinente à la laparotomie dans le traitement du cancer de l’endomètre de stade I chez les patientes obèses. Elle est néanmoins de réalisation technique moins évidente et nécessite parfois une instrumentation de dimension adaptée et des modifications de positionnement des trocarts afin de rendre le geste plus aisé.

L’abord cœlioscopique allonge la durée opératoire chez les patientes obèses. Mais cette durée n’est pas significativement différente quelle que soit la voie d’abord choisie.

La voie laparoscopique ne semble pas induire plus de complications opératoires que la laparotomie.

Le nombre de ganglions prélevés n’est pas statistiquement différent, que les patientes soient obèses ou non. De même, aucune différence n’est mise en évidence lorsque l’on compare la laparoscopie et la laparotomie.

Par rapport à la laparotomie, la voie cœlioscopique réduit la durée d’hospitalisation, mais également la consommation d’antalgiques et les incidences des fièvres, d’iléus digestifs ou d’abcès de parois .

Par ailleurs, la durée d’hospitalisation n’est pas significativement allongée par rapport à celle des patientes non obèses . Le délai avant reprise des activités est plus court pour la voie cœlioscopique, tant pour la reprise des activités à domicile (22,2 versus 45 jours, p = 0,07) que pour la reprise du travail (35,5 versus 67 jours, p = 0,06) .

Au total, en prenant en compte l’ensemble de ces paramètres, le coût global de la voie cœlioscopique n’est pas significativement plus important que celui engendré par la laparotomie

Enfin, le bénéfice apporté par la voie laparoscopique dans le traitement des patientes obèses est conforté par des courbes de survies globale et sans récidive comparables à celles des patientes non obèses. Ces mêmes courbes ne diffèrent pas non plus de celles des patientes laparotomisées obèses.

 

 
   



 

 
 
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