Une masse ovarienne est considérée comme suspecte si ;
- L’échographie révèle un aspect hétérogène et ou une paroi interne épaisse avec des végétations et des cloisons (surtout si elles sont épaisses).
- Le doppler montre une hypervascularisation dans les parois, les végétations et les cloisons de type basse résistance.
La suspicion est d’autant plus grande que la lésion est bilatérale, que son plus grand diamètre est supérieur à 8 centimètres et qu’il existe une ascite.
Devant une telle lésion il est logique de proposer une coelioscopie qui permettra la réalisation d’une cytologie péritonéale et l’exploration de l’ensemble de la cavité abdominale à la recherche de lésions macroscopiques extra ovariennes qui pourraient imposer d’emblée une laparotomie si l’examen extemporanné peropératoire confirmait la malignité.
En cas de doute histologique peropératoire il est souhaitable de réaliser un geste d’exérèse de la tumeur ovarienne en prévenant la patiente de la possibilité de réintervention par laparotomie en cas de malignité avérée.
Technique opératoire de l’annexectomie.
- Cytologie péritonéale
- Exploration de l’ensemble de la cavité abdominale
- Recherche de végétations exokystiques au niveau des deux ovaires.
- Ponction étanche de la masse si kystique et fermeture de l’orifice de ponction (suture ou endoloop).
- Coagulation section du lombo ovarien en contrôlant l’uretère
- Coagulation section de la partie proximale de l’annexe
- Annexectomie et mise en place de la lésion dans un sac endoscopique
- Extraction de la masse en transombilical par un trocart de 15 ou 20 mm.
- Annexectomie controlatérale obligatoire si patiente ménopausée.